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Cinémas :

L'Ecole des femmes, de Molière

par le Théâtre du Passeur
Mardi 26 janvier à 20h30 au théâtre Georges-Leygues

Un vibrant et indémodable plaidoyer pour la liberté des femmes, mis en scène par Armand Eloi, avec Pierre Santini dans le rôle d'Arnolphe.

L'Ecole des femmes, de Molière - Mardi 26 janvier à 20h30 au théâtre Georges-Leygues

Arnolphe a fait éduquer au couvent sa pupille Agnès dans l’espoir d’en faire une épouse soumise et fidèle. Revenue auprès de lui et confiée à la garde d’un couple de paysans, Agnès tombe amoureuse du bel et jeune Horace, qui tente de la dérober à la garde de son tuteur. Il confie ses aventures à Arnolphe et implore son aide, ignorant que celui-ci est justement son rival...

Réservation : 05 53 40 49 49 ou en ligne sur www.ville-villeneuve-sur-lot.fr

5 questions à Armand Eloi, metteur en scène


5 questions à Armand EloiBruno Rapin : Armand Eloi, quelle a été au début votre motivation pour monter L'Ecole des Femmes, un Molière, après plusieurs projets d'auteurs contemporains , comme Vargas LLosa par exemple ?
Armand Eloi : Justement j’avais envie de revenir à mes premières amours : l’auteur qui m’a fait aimer le théâtre dans le collège de Belgique où j’ai fait mes premiers pas de comédien (très amateur !). De plus, vous remarquerez que la plupart des pièces que je mets en scène, à l’image de « La Chunga » de Mario Vargas Llosa, ou de « Terre Sainte » de Mohamed Kacimi que j’ai présenté ici-même en 2013, mettent en scène de très beaux personnages de femmes. C’est le cas de « L’école des femmes » dont le personnage d’Agnès est d’une liberté et d’une modernité surprenantes.

BR : dans le même esprit, la présence de Pierre Santini est elle fondatrice du projet et plus largement dans quelle idée avez vous composé la distribution ?
AE : C’est un projet que nous avons conçu avec Pierre Santini depuis plusieurs années, alors qu’il me confiait regretter de ne pas avoir joué certains grands personnages de Molière, dont Arnolphe. Vous verrez que c’est un très grand Arnolphe, drôle et émouvant. Pour le reste de la distribution, je voulais des comédiens capables de dire le vers en en respectant les règles, mais aussi en les faisant oublier par un jeu naturel et fluide. Les deux jeunes premiers, Anne-Clotilde Rampon -Agnès- et Jimmy Marais -Horace- sortent des meilleures écoles nationales de théâtre, le Conservatoire National d’Art Dramatique pour l’une, et l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre pour l’autre. Je les trouve brillants et très modernes dans leur jeu. Cyrille Artaux, Bertrand Lacy, Arlette Allain et Michel Melki sont des comédiens d’une très grande expérience qui apportent toute leur humanité au propos.

BR : L'accueil de la pièce a-t'il été bon à Paris ?
AE : Il a été excellent et de très nombreux articles de presse en témoignent.

BR : Avec votre compagnie, le "Théâtre du Passeur", vous travaillez depuis longtemps en Aquitaine ; quel est votre sentiment au moment de l'avènement de la "Grande Aquitaine" ?
AE : La « petite » Aquitaine était l’une des Régions les plus pauvres en matière de budget culturel, et les choses n’allaient pas en s’améliorant ces derniers temps. J’espère que les moyens regroupés dont bénéficiera la « Grande Aquitaine » permettront une politique ambitieuse dont la Région devrait être le fer de lance. Ceci dit, le théâtre ne connaît pas de frontières, et seuls les projets d’envergure nationale me paraissent réellement viables sur le long terme.

BR : Si vous deviez, pour conclure, donner une idée ou un mot ou une phrase pour annoncer L'Ecole des Femmes aux spectateurs (nombreux) qui vous attendent à Villeneuve-sur-Lot, ce serait ?
AE : Le meilleur du théâtre c’est quand il est à la fois divertissant et intelligent. Je pense que notre spectacle répond à ces deux exigences. Je vous promets du plaisir pour la tête et pour le coeur.